Sur la route de l’Europe, l’Algérie est devenu un pays où des migrants s’installent le temps de gag­n­er suff­isam­ment d’argent pour pour­suiv­re la route. D’autres y vien­nent pour tra­vailler et envoy­er de l’argent à leurs familles. Ils sont envi­ron 100 000 sur le ter­ri­toire selon les asso­ci­a­tions. Le pho­tographe Bachir doc­u­mente depuis 2015 leur vie quo­ti­di­en­ne en Algérie et la façon dont les Algériens se pose la ques­tion de : com­ment accueil­lir?

Oran

En Algérie, les migrants sont instal­lés dans les grandes villes du sud, mais aus­si dans les grandes villes du nord, com­me Oran. Aujourd’hui, les femmes représen­tent 50% des migrants sub­sa­hariens présents dans le pays.

Bouchbouk

Dans cet immeuble inachevé, une cen­taine de per­son­nes de nation­al­ité sub­sa­hari­en­ne vivaient dans des con­di­tions pré­caires. L’immeuble a été détru­it en décem­bre 2016 par les autorités, après des affron­te­ments entre migrants et habi­tants.

Daouda

Ce jeune guinéen est arrivé en Algérie en 2016, pour «mieux gag­n­er sa vie».
Il a été hébergé par d’autres migrants pen­dant quelques mois. Il a décou­vert en arrivant qu’il n’était pas facile de trou­ver du tra­vail en étant étranger.

Subsistance

Pour les femmes, l’un des moyens de sub­sis­tance est de reven­dre des pro­duits au sein des com­mu­nautés migrantes, com­me des ali­ments ou des pro­duits cos­mé­tiques. Ces femmes voy­a­gent jusqu’à leur pays d’origine et revi­en­nent en Algérie ven­dre ces pro­duits.

Tatouage

Pour aug­menter les pos­si­bil­ités de gag­n­er de l’argent, ce Camer­ounais pro­pose de tatouer ceux qui le souhait­ent.

Logement extérieur

La plu­part des migrants sub­sa­hariens instal­lés en Algérie habitent dans les périphéries des villes. A Oran, ils sont nom­breux dans le quartier de Coca, où ils vivent sou­vent dans de petits abris faits de tôles et de briques. 

Logement

La plu­part des loge­ments n’ont qu’une seule pièce qui fait office de cham­bre, de cuisine et de pièce à vivre, cer­tains n’ont pas d’eau couran­te. Les pro­prié­taires algériens louent ces pièces entre 10 000 et 24 000 dinars algériens par mois (entre 80 et 163 euros).

Lucinda

Lucin­da, Gam­bi­en­ne, affirme que l’un des avan­tages de la vie en Algérie est la prise en charge médi­cale. Vic­time de prob­lèmes de san­té, elle a été prise en charge gra­tu­ite­ment dans les hôpi­taux publics.

Ilyes

Ilyes, médecin, tra­vaille au sein d’associations qui sen­si­bilisent les soignants algériens à l’accueil des migrants sub­sa­hariens dans leurs ser­vices. Depuis la mise en place de cette mis­sion dans la ville d’Oran, aucune migrante n’a été arrêtée lors d’un accouche­ment depuis 2013, selon les asso­ci­a­tions.

Solidarité

Cette jeune fem­me Camer­ounaise, référente d’une asso­ci­a­tion, est venue à l’hôpital pour pren­dre des nou­velles d’un com­pa­tri­ote grave­ment malade. C’est aus­si grâce aux réseaux de sol­i­dar­ité entre migrants que les infor­ma­tions sont dif­fusées.

Foot

Par crain­te de con­trôle de papier ou de «prob­lèmes», les migrants instal­lés en Algérie ont générale­ment peu de loisirs à l’extérieur, à l’exception de ceux qui organ­isent des entraine­ments et des matchs de foot­ball le week-end dans des stades munic­i­paux.

Maquillage

Pour célébr­er cer­taines occa­sions, des migrants organ­isent des soirées dans des lieux privés qu’ils louent. C’est l’occasion de se retrou­ver et de «dé-stresser».

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