Une semaine en Méditerranée

Rédigé par : Jordy Boumaza
Publié le 15/06/2021

Au Maroc, la fondation Hiba organise depuis le 31 mai dernier une exposition éphémère sur le thème du Street art. Appelée « XPO FMR- STREET ART INSIDE », cette exposition a pour but de promouvoir ce mouvement artistique qu’est l’art de rue et est visible dans la cage d’escalier des bureaux de la fondation Hiba dans la ville de Rabah. Elle regroupe les œuvres de quatre artistes marocains qui se sont exercés sur de grands murs blancs. Le but est de promouvoir l’art de rue sous toutes ses formes et de faire émerger les artistes du pays. L’exposition est visible jusqu’au 15 juillet prochain.

23 migrants sont portés disparus en mer depuis mercredi 2 juin. Ils avaient quitté le port de Zouara en Libye à bord d’une embarcation comptant une centaine de personnes. Les autres migrants présents sur le bateau ont été secourus par l’armée tunisienne au large de leurs côtes. Deux migrants venant de ce bateau ont été retrouvés noyés, tandis que les autres sont toujours recherchés par les autorités tunisiennes. La mer Méditerranée est un passage très emprunté par les migrants venant de toute l’Afrique ou encore du Moyen-Orient. Mais elle est aussi l’une des routes migratoires les plus dangereuses. D’après les Nations Unies, plus de 700 personnes sont mortes en méditerranée entre le 1er Janvier et le 31 mai 2021.

L’Égypte envoie depuis le début du mois de juin du matériel ainsi que diverses marchandises en direction de Gaza. Le conflit israélo-palestinien s’est envenimé il y a quelques semaines. Des frappes aériennes ont détruit des bâtiments et de nombreuses infrastructures dans la région de Gaza. Son président Abdel Fattah al-Sissi s’est dit prêt à aider à la reconstruction de l’enclave palestinienne. Le pays qui s’est souvent intercalé dans ce conflit comme un médiateur a donc envoyé des camions, des grues et d’autres moyens de reconstruction. Le gouvernement israélien a tout de même demandé à l’Égypte d’accentuer les contrôles des marchandises qui arrivent à Gaza et leurs différentes destinations. L’État Hébreu veut s’assurer qu’elles ne seront pas accaparées par des rebelles et des groupes armés du Hamas.  

Dans un rapport publié lundi 7 Juin, les scientifiques de la Tour du Valat, dans la ville d’Arles en France tirent la sonnette d’alarme concernant la biodiversité en Méditerranée. En effet, ce centre de recherche spécialisé dans la conservation des zones humides en Méditerranée interpelle sur l’appauvrissement des populations depuis les années 90. Les animaux les plus touchés sont les poissons et d’autres espèces comme les pélicans ou les tortues qui ont également vu leur population baisser au fil des années. 

D’après l’agence nationale des barrages et des transferts d’Algérie, l’eau potable risque une nouvelle pénurie durant l’été. Alors que l’eau est une denrée qui se fait de plus en plus rare dans le pays, l’agence a affirmé que les prochains mois seront compliqués. La faute aux épisodes de pluies trop peu fréquents depuis les deux dernières années. D’après le média El Watan,  » les barrages nationaux ne sont remplis qu’a 44,5%, ce qui affecte directement la distribution d’eau potable. » Cette future pénurie ajoutée aux coupures d’eau fréquentes dans le pays accentue la colère des habitants, qui devront s’attendre à un été difficile.

La directrice de l’UNESCO Audrey Azoulay a inauguré le 9 Juin en Tunisie, un cimetière pour les migrants. Celui-ci permet de donner une place aux morts qui n’ont pas pu être identifiés lors de leur traversée en méditerranée. Son créateur, Rachid Koraïchi, artiste contemporain algérien, a baptisé ce lieu « Jardin d’Afrique » : « Il permet d’avoir un endroit pour enterrer ces migrants mais il a aussi pour but d’aider les familles à faire leur deuil » confie l’artiste. Il souhaite que ce lieu devienne un symbole « comme la tombe du soldat inconnu, car tout le monde est responsable de ce drame ».

La livre libanaise a atteint son seuil le plus bas jeudi 10 juin. Selon la banque mondiale, il s’agit de l’une des crises économiques les plus graves au Liban depuis 1850. Le début de la crise socio-économique qui a débuté il y a deux ans n’a fait qu’accélérer la descente de la livre libanaise. D’après le média l’Orient le jour, le dollar s’échange contre 15.000 livres libanaises. Le pays a vu sa devise perdre près de 85% de sa valeur face au dollar. En parallèle, le pays connaît une pénurie d’essence mais aussi de médicaments, qui plonge les habitants dans une crise encore plus profonde.