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Lancé en 2014, l’Atelier des Jeunes Citoyens et citoyennes de la Méditer­ranée (AJCM) défend une action col­lec­tive portée par des jeunes engagés et sol­idaires tout autour de la Méditer­ranée.

Poussée à agir pour son avenir, une par­tie de la jeunesse prend aujourd’hui la plume, la parole, ou se lance à l’action. Gre­ta Thun­berg, Luisa Neubauer, Romar­ic Thorel, voici quelques-unes des fig­ures iconiques de cette vague d’engagement pour la planète. En mars, ils étaient des cen­taines de mil­liers à défil­er pour faire de la lutte con­tre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique une pri­or­ité… Des vis­ages, par­mi tant d’autres et des ini­tia­tives à faire con­naître. La Méditer­ranée en recèle. C’est tout l’objectif de l’AJCM de les met­tre en valeur et de les faire dia­loguer.

Cette année encore, comme depuis 2014, des jeunes de dif­férents pays du pour­tour méditer­ranéen vont en effet se rassem­bler pour agir ensem­ble. Un seul slo­gan : « Agir pour faire bouger les choses, représen­ter pour faire enten­dre sa voix ». Cela passe par une journée d’action col­lec­tive, le 27 avril. Cela passe aus­si par mieux se con­naître. Une série de por­traits d’association de jeunes qui œuvrent pour l’environnement en Méditer­ranée sera pro­posée tout au long du mois d’avril. L’AJCM, c’est aus­si des ate­liers pour réfléchir ensem­ble et pos­er des bases d’actions col­lec­tives. Pour Sam Khe­bizi, Directeur de l’asso­ci­a­tion des Têtes de l’art qui porte le pro­jet depuis ses orig­ines, il s’agit plus glob­ale­ment de dévelop­per et pro­mou­voir la citoyen­neté. L’édition 2019 est organ­isée en parte­nar­i­at avec la Fon­da­tion ACM et le Cer­cle de Mar­seille, l’asso­ci­a­tion des Citoyens de la Terre, et 15–38 Méditer­ranée. Le pro­jet est soutenu par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Fon­da­tion ACM.

Tout com­mence en 2014 avec la déc­la­ra­tion des jeunes de la Méditer­ranée. « Peu con­va­in­cu par une démarche seule­ment déclar­a­tive, nous avons souhaité présen­ter des propo­si­tions », explique Sam Khe­bizi. La touche des Têtes de l’Art est alors d’ajouter une approche artis­tique à l’exercice dans une cul­ture d’éducation pop­u­laire que défend l’association depuis ses débuts : « Le fait d’exprimer des idées par le biais artis­tique per­met de créer un décalage et une acuité des par­tic­i­pants afin de ren­forcer une analyse cri­tique des ques­tions posées ». Soix­ante-dix jeunes sont réu­nis en mai 2015 pour réfléchir à des propo­si­tions con­crètes en lien avec l’engagement. « Nous voulons chang­er notre quo­ti­di­en grâce au partage et à l’échange avec des per­son­nes de dif­férentes cul­tures », expliquent-ils. « Cela passe par une prise de respon­s­abil­ité, mais aus­si par s’unir et réus­sir ensem­ble ».

Les fon­da­men­taux sont posés : le dia­logue et l’action, une approche mul­ti­lingue et un enjeu de vis­i­bil­ité des actions menées par des jeunes au qua­tre coins de la Méditer­ranée. L’aventure peut com­mencer. La dis­tance ne per­met pas for­cé­ment de se réu­nir autant que souhaité, alors les réseaux soci­aux sont mis à con­tri­bu­tion avec une ambi­tion : inscrire le pro­jet dans le temps long de l’action col­lec­tive.

En 2016, la pre­mière journée de l’engagement citoyen des jeunes en Méditer­ranée est menée entre Mar­seille, Tunis et Nice. Une action sym­bol­ique de net­toy­age des plages qui per­met de réu­nir et de trans­met­tre. Le pro­jet jusque là porté par une insti­tu­tion publique devient un pro­jet de la société civile. Le réseau est élar­gi, la Fon­da­tion ACM rejoint l’équipe. La coopéra­tion et la trans­ver­sal­ité se met­tent en place. L’édition 2018 réu­nit des jeunes dans 16 villes de 9 pays de la Méditer­ranée. L’enjeu est aujourd’hui de trans­former l’essai, et d’instaurer le dia­logue et l’échange dans le temps.

Cette année, de Mar­seille à Bey­routh, en pas­sant par Tunis ou Alexan­drie, les jeunes se mobilisent une nou­velle fois. Ils se ren­con­trent lors d’ateliers par­tic­i­pat­ifs (théâtre, jour­nal­isme citoyen, audio­vi­suel, sen­si­bil­i­sa­tion à l’environnement) organ­isés tout au long du mois d’avril. Ils se côtoient le temps de la journée de net­toy­age du lit­toral méditer­ranéen le 27 avril. Ils posent les bases de futurs échanges pour pro­longer l’action.

« Un engage­ment c’est d’abord respecter la parole faites à soi-même, de réalis­er ses rêves, ses idées, tout en étant capa­ble de les traduire au quo­ti­di­en », déclarait l’un des par­tic­i­pants en 2015.

L’appel est lancé, ren­dez-vous le 27 avril pour la journée de l’engagement des jeunes citoyens et citoyennes en Méditer­ranée !

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