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A l’heure où le sauve­tage de per­son­nes exilées est crim­i­nal­isé et le droit de cir­culer remis en ques­tion, à l’heure où les lib­ertés d’expression sont en plein recul sur les dif­férentes rives, à l’heure où les min­istres des Affaires Étrangères de 10 pays de la Méditer­ranée se réu­nis­sent sans même abor­der ces ques­tions, nous avons voulu écrire ce mot : “lib­ertés”. Lib­ertés avec un “s” car elles sont de formes mul­ti­ples et d’enjeux divers. Lib­erté et non pas libéral­isme quand les poli­tiques actuelles génèrent pré­car­ité, pol­lu­tions et iné­gal­ités.

Djazair, hor­ra, democ­ra­tiya”, “Algérie, libre et démoc­ra­tique” scan­de-t-on dans les cortèges d’Alger, Oran ou Ouar­gla. “Lib­erté, Houria”, récla­maient les Syriens, les Égyp­tiens et les Tunisiens en 2011. “Lib­erté pour Pia Klemp”, écrit-on en Ital­ie pour cette cap­i­taine de navire qui risque 20 ans de prison et 15 000 euros d’amende par per­son­ne sauvée en Méditer­ranée selon les ter­mes de l’accusation du pro­cureur de Sicile. Lib­erté pour cer­taines femmes égyp­ti­ennes adeptes du “park­our” dont nous dres­sons le por­trait.

Un dossier esti­val, fait de notes d’espoir et de zones d’ombres. Comme pour les deman­deurs d’asile empris­on­nés en France et dont les recours der­rière les bar­reaux sont semés d’embûches face aux délais restreints et aux risques de dou­ble peine : prison et expul­sion.

Nous par­tons tout au long de l’été en Egypte, en France, en Algérie ou encore en Syrie et en Pales­tine où la ques­tion de “nos lib­ertés” oscille selon les con­textes des sociétés, avec un point com­mun : sur toutes les rives, des citoyens sont amenés à se bat­tre pour gag­n­er des lib­ertés ou ne pas en per­dre.

Bonne lec­ture, et bel été !

Photo : Justin De Gonzague

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