Interview du Printemps Marseillais au sujet de leur projet contre la pollution

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Au mois de jan­vi­er et févri­er 2020, les élèves de 4ème ont par­ticipé à des ate­liers de sen­si­bil­i­sa­tion aux médias. Le but était de tra­vailler sur la véri­fi­ca­tion des sources et la recherche d’in­for­ma­tions sur le thème des élec­tions munic­i­pales 2020. Les arti­cles ont été réal­isés grâce à un tra­vail de recherche et une inter­view. Deux class­es ont pu inter­roger un représen­tant des deux can­di­dats qui ont don­né suite à notre demande. Deux autres class­es ont reçu des mem­bres d’as­so­ci­a­tion ou de col­lec­tifs act­ifs sur deux ques­tions impor­tantes à Mar­seille : le mal loge­ment et les sources de pol­lu­tion.

Les élèves de la 4ème B du col­lège Elsa Tri­o­let à Mar­seille ont ren­con­tré Jean-Paul Radi­ci­ch du Print­emps Mar­seil­lais. Dans le cadre des élec­tions munic­i­pales qui se dérouleront les dimanch­es 15 et 22 mars, nous lui avons posé des ques­tions con­cer­nant le pro­jet de Michèle Rubiro­la au sujet de la pol­lu­tion dans la ville.

« Mar­seille est l’une des villes les plus pol­luées d’Europe », selon Jean-Paul Radi­ci­ch du Print­emps Mar­seil­lais. Les prin­ci­pales caus­es de pol­lu­tion sont les bateaux et les voitures. Par exem­ple : « un bateau à lui tout seul pol­lue l’équivalant d’un mil­lion de voitures », explique Jean-Paul Radi­ci­ch. De plus, les voitures rejet­tent du monoxyde de car­bone.
Pour lut­ter con­tre cela, le Print­emps mar­seil­lais souhaite favoris­er les trans­ports en com­mun. Il souhait­erait faire comme à Paris un réseau RER. Jean-Paul Radi­ci­ch pro­pose plus de trans­ports en com­mun avec des horaires élar­gis. Il pense égale­ment qu’il serait utile de créer des voies réservées aux bus sur cer­tains grands axes de Mar­seille pour éviter les embouteil­lages et la pol­lu­tion. Il envis­age la gra­tu­ité des trans­ports en com­mun de 0 à 25 ans pour que habituer les jeunes à les utilis­er. La gra­tu­ité ne peut cepen­dant pas être éten­due à tous les usagers car il n’y aurait pas assez d’argent pour financer cette mesure.

« Il est impos­si­ble d’interdire les voitures car les gens ont leurs habi­tudes », pour­suit Jean-Paul Radi­ci­ch. Selon les sta­tis­tiques, les Mar­seil­lais voy­a­gent sou­vent seuls dans leurs voitures. Il faudrait favoris­er le cov­oiturage (en pro­posant la gra­tu­ité des park­ings pour ceux qui font du cov­oiturage) et met­tre en place plus de pistes cyclables afin que les gens se ser­vent un peu plus de leurs vélos et utilisent moins leurs voitures.

Mar­seille étant une ville avec un lit­toral, elle utilise les réseaux mar­itimes pour le com­merce. Or, un bateau à quai ne peut pas couper ses moteurs et dit laiss­er allumer cer­taines machines. Le Print­emps Mar­seil­lais pro­pose donc de branch­er les navires à l’électricité afin qu’ils puis­sent con­serv­er leur moteur allumé tout en con­som­mant une énergie moins pol­lu­ante que le fioul des bateaux. Par exem­ple, des éner­gies renou­ve­lables.

L’une des pistes pour lut­ter con­tre la pol­lu­tion c’est aus­si selon le représen­tant du Print­emps Mar­seil­lais, d’ajouter plus de poubelles et de favoris­er le tri col­lec­tif. Par exem­ple, le com­post qui est créé à par­tir des déchets de nour­ri­t­ure per­met de faire de l’engrais.

A pro­pos de la végé­tal­i­sa­tion, sa pri­or­ité est de végé­talis­er les lieux qui man­quent de ver­dure à Mar­seille. Selon lui, la pri­or­ité n’est pas d’agrandir le Parc Boré­ly comme le pro­pose cer­tains mais d’ajouter des arbres dans le nord de Mar­seille.
Pour financer ces pro­jets, le Print­emps Mar­seil­lais opte pour plusieurs moyens de finance­ment. Les maires béné­fi­cient par exem­ple de l’association des maires. Elle four­nit des finance­ments pour restau­r­er les villes. Mais pour avoir accès à ces finance­ments il faut respecter un pro­to­cole. Mar­seille pour­rait aus­si deman­der des aides à l’Etat grâce aux finance­ments publics, mais là aus­si il faut respecter des pro­to­coles. Jean-Paul Radi­ci­ch nous a expliqué que de telles aides ont déjà été demandées, notam­ment au moment de l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne. Mal­heureuse­ment, seuls 20 000 euros ont été perçus con­tre 200 000 euros mis à dis­po­si­tion, faute de respect des pro­to­coles.

Finale­ment, ces finance­ments seront-ils suff­isants pour met­tre en place tous ces pro­jets et lut­ter con­tre la pol­lu­tion ?

La classe de 4ème B du collège Elsa Triolet

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