L’ accès au travail compliqué pour les migrants en Europe

Rédigé par : 15-38 mediterranée
Publié le 09/07/2021

Par Chiousse Thomas et Guibaud Oscar

Dans les différents pays européens, l’accès au travail  pour les migrants est difficile, voici comment on y accède dans quelques pays d’Europe.

France:

Les demandeurs d’asile ne bénéficient aucunement d’un accès  privilégié à l’emploi, bien au contraire. Leur demande d’autorisation de travail fera l’objet d’un examen minutieux et, outre l’existence d’une promesse d’embauche, l’administration va vérifier la situation de l’emploi dans le secteur d’activité concerné. Ils n’ont pas le droit de travailler pendant le temps de leur demande d’asile qui peut prendre plusieurs années.

Allemagne:

Semblable à la Green Card aux des Etats Unis, la Blue Card est un permis de travail approuvé à l’échelle européenne permettant aux citoyens non européens hautement qualifiés de s’installer et de travailler dans tout pays de l’Union européenne, à l’exception du Danemark, de l’Irlande et du Royaume-Uni.

Pays Bas:

Si vous êtes un migrant souhaitant séjourner au Pays Bas il vous faudrait un permis de séjour provisoire. Ce permis est un visa spécial pour les séjours de plus de 3 mois. Le chemin sera différent pour les migrants qui ont un diplôme et ceux qui n’en ont pas. Mais la route du travail sera à peu près pareille.

Suède:

Si vous souhaitez vous installer en Suède pour y travailler en tant qu’indépendant ou pour y proposer certains services, vous devrez prouver que vous y êtes bien autorisé au moyen d’un certificat d’enregistrement de l’office des brevets et de l’enregistrement suédois, d’une preuve d’adhésion à une organisation.

Espagne:

Un article de loi analyse le cadre normatif applicable aux travailleurs en situation irrégulière en Espagne et établit une réglementation entre un employeur et un travailleur. Ils regardent si les salariés en question ont accès à la liberté syndicale et au droit de grève. Mais dans les faits de nombreux migrants restent sans papiers et sont exploités notamment dans le secteur agricole où ils ne bénéficient d’aucune protection sociale et médicale et vivent dans des conditions déplorables.

Roumanie:

Pour pouvoir travailler en Roumanie il faut avoir “un droit de travail.” L’obtention de ce droit par ses ressortissants est conditionnée premièrement par l’existence d’une promesse d’embauche ou un projet de contrat de travail de la part d’une entreprise ou d’un particulier. Ce qui est très rare quand on est un migrant ou un demandeur d’asile.

Avec l’étude de ces quelques pays, nous avons pu savoir comment  les migrants peuvent tenter un accès au travail en France, en Allemagne, au Pays bas, en Suède, en Espagne, en Roumanie. Dans ces pays, l’accès au travail se ressemble et il faut répondre aux critères du “Droit du travail », pour y parvenir. Mais les migrants restent souvent exclus de ces dispositifs et textes de loi et se font exploiter par des employeurs peu scrupuleux sans que les Etats ne réagissent. Les associations qui se mobilisent pour ces travailleurs sont les seules protectrices de leurs droits humains.

Dessin UNE : FIAMI (photo libre de droit)