L’accueil des personnes migrantes en France

Rédigé par : 15-38 mediterranée
Publié le 09/07/2021

Par juliette andrea irène

Seuls 50% des demandeurs d’asile en France sont accueillis (fédération des acteurs de la solidarité) .123 625 demandes d’asile ont été enregistrées en 2018. On estime à environ 315 277 le nombre total de personnes bénéficiaires d’une protection internationale en France au 31 décembre 2019. 26,1 % des ménages immigrés habitant dans un logement trop petit. En France, le droit des étrangers et le droit d’asile ont fait l’objet de réformes nombreuses et successives qui ont durci l’accès au droit d’asile qui permet de formuler une demande de protection, accéder aux soins de santé, être régularisé, être en sécurité.

– Favoriser l’intégration des personnes étrangères qui commence dès l’arrivée sur le territoire :

accès à des titres de séjour pérennes, à l’emploi (droit au travail des demandeurs d’asile), à un logement, à l’apprentissage du français. Régularisation des personnes en situation administrative précaire.

– Garantir l’accès aux soins de santé physiques et psychiques et l’accès à un hébergement/logement pour l’ensemble des personnes présentes sur le territoire français, quelle que soit leur situation administrative.

– Garantir l’accueil digne et l’accès rapide aux conditions matérielles d’accueil (allocation pour demandeurs d’asile et place d’hébergement) de l’ensemble des demandeurs d’asile, dont les « Dublinés ». Renforcer les moyens des structures de premier accueil et créer plusieurs dizaines de milliers de places de CADA.

La Cimade 

La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions.

Depuis 80 ans, La Cimade a adapté son action aux enjeux de l’époque. À partir de la fin des années 70, la Cimade s’implique de plus en plus en réaction aux projets de loi réduisant les droits des immigrés en France.

Interview de Mireille Provançale, ancienne professeur d’histoire, responsable de l’association la Cimade et qui a accepté de répondre à nos questions. 

La Cimade est une association qui apporte son aide et son accompagnement aux étrangers qui ont besoin d’être régularisés. C’est compliqué de trouver un logement car  ils sont sur bondés de monde donc il n’y a pas la place pour accueillir tous les migrants mais ils peuvent quand même être hébergés dans des cada : centre d’accueil pour demandeurs d’asile.

Elle aide les migrants à apprendre le français, accéder à leurs droits : le droit d’asile, le droit d’avoir un titre de séjour, l’accès au logement, c’est quelque chose de compliqué et il y a beaucoup de bénévolat, il y a beaucoup de personnes, des citoyens qui acceptent de prendre des migrants chez eux, on peut aussi passer par des bailleurs sociaux ou des association qui ont des logements. Officiellement l’état a aussi des places d’hébergement pour les demandeurs d’asile ou dans des centres appelés cada (centre d’accueil pour les demandeurs d’asile.) Les hébergements de l’État sont souvent insuffisants donc très peu de gens peuvent être hébergés et donc ils dépendent de la gentillesse et du bénévolat des associations de citoyens.

Certains migrants ne trouvent jamais d’hébergement, ils doivent donc dormir dans la rue ou dans une gare… il y en a certains qui sont hébergés très gentiment par des citoyens. Il y a aussi des centres d’accueil illégaux. si on dépose une demande d’asile, très souvent les migrants sont hébergés quelques semaines seulement  dans des cada. Le temps pour qu’un migrant trouve un hébergement convenable est très aléatoire.

La Cimade est la principale association d’accueil des migrants en France. 

Parfois la police entre dans les logements renvoyer les migrants dans leur pays d’origine 

Lorsque les migrants sont arrivés à leur parcours de demande soit d’un titre de séjour, soit d’asile ils peuvent recevoir de la part de l’état français via une préfecture ce qu’on appelle une OQTF (obligation de quitter le territoire français). Ceux qui ne répondent pas à cette demande comme les clandestins trouvent un petit travail pendant un certain temps tout en s’intégrant à la société française et en parlant la langue puis refont une demande d’asile.