Interview du Printemps Marseillais au sujet de leur projet contre la pollution

Rédigé par : 15-38 mediterranée
Mis à jour le 17/10/2020 | Publié le 06/02/2020

Au mois de janvier et février 2020, les élèves de 4ème ont participé à des ateliers de sensibilisation aux médias. Le but était de travailler sur la vérification des sources et la recherche d’informations sur le thème des élections municipales 2020. Les articles ont été réalisés grâce à un travail de recherche et une interview. Deux classes ont pu interroger un représentant des deux candidats qui ont donné suite à notre demande. Deux autres classes ont reçu des membres d’association ou de collectifs actifs sur deux questions importantes à Marseille : le mal logement et les sources de pollution.

Les élèves de la 4ème B du collège Elsa Triolet à Marseille ont rencontré Jean-Paul Radicich du Printemps Marseillais. Dans le cadre des élections municipales qui se dérouleront les dimanches 15 et 22 mars, nous lui avons posé des questions concernant le projet de Michèle Rubirola au sujet de la pollution dans la ville.

« Marseille est l’une des villes les plus polluées d’Europe », selon Jean-Paul Radicich du Printemps Marseillais. Les principales causes de pollution sont les bateaux et les voitures. Par exemple : « un bateau à lui tout seul pollue l’équivalant d’un million de voitures », explique Jean-Paul Radicich. De plus, les voitures rejettent du monoxyde de carbone.
Pour lutter contre cela, le Printemps marseillais souhaite favoriser les transports en commun. Il souhaiterait faire comme à Paris un réseau RER. Jean-Paul Radicich propose plus de transports en commun avec des horaires élargis. Il pense également qu’il serait utile de créer des voies réservées aux bus sur certains grands axes de Marseille pour éviter les embouteillages et la pollution. Il envisage la gratuité des transports en commun de 0 à 25 ans pour que habituer les jeunes à les utiliser. La gratuité ne peut cependant pas être étendue à tous les usagers car il n’y aurait pas assez d’argent pour financer cette mesure.

« Il est impossible d’interdire les voitures car les gens ont leurs habitudes », poursuit Jean-Paul Radicich. Selon les statistiques, les Marseillais voyagent souvent seuls dans leurs voitures. Il faudrait favoriser le covoiturage (en proposant la gratuité des parkings pour ceux qui font du covoiturage) et mettre en place plus de pistes cyclables afin que les gens se servent un peu plus de leurs vélos et utilisent moins leurs voitures.

Marseille étant une ville avec un littoral, elle utilise les réseaux maritimes pour le commerce. Or, un bateau à quai ne peut pas couper ses moteurs et dit laisser allumer certaines machines. Le Printemps Marseillais propose donc de brancher les navires à l’électricité afin qu’ils puissent conserver leur moteur allumé tout en consommant une énergie moins polluante que le fioul des bateaux. Par exemple, des énergies renouvelables.

L’une des pistes pour lutter contre la pollution c’est aussi selon le représentant du Printemps Marseillais, d’ajouter plus de poubelles et de favoriser le tri collectif. Par exemple, le compost qui est créé à partir des déchets de nourriture permet de faire de l’engrais.

A propos de la végétalisation, sa priorité est de végétaliser les lieux qui manquent de verdure à Marseille. Selon lui, la priorité n’est pas d’agrandir le Parc Borély comme le propose certains mais d’ajouter des arbres dans le nord de Marseille.
Pour financer ces projets, le Printemps Marseillais opte pour plusieurs moyens de financement. Les maires bénéficient par exemple de l’association des maires. Elle fournit des financements pour restaurer les villes. Mais pour avoir accès à ces financements il faut respecter un protocole. Marseille pourrait aussi demander des aides à l’Etat grâce aux financements publics, mais là aussi il faut respecter des protocoles. Jean-Paul Radicich nous a expliqué que de telles aides ont déjà été demandées, notamment au moment de l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne. Malheureusement, seuls 20 000 euros ont été perçus contre 200 000 euros mis à disposition, faute de respect des protocoles.

Finalement, ces financements seront-ils suffisants pour mettre en place tous ces projets et lutter contre la pollution ?